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La déesse et le berger des pierres

Dans dernier numéro de la revue L’inconvénient, un texte de Thomas sur le fascinant berger des pierres de l’ile de Jeju, en Corée du Sud.

L’inconvénient No 67
hiver 2016-2017

 

Portraits américains – Cahier neuf

Cet automne, Thomas a publié trois portraits d’hommes et de femmes légendaires – Alan et Johh Lomax, Molly Jackson et Amelia Earhart – dans Cahier neuf (Les Cahiers du Théâtre français, Volume 12, Numéro 9, Automne 2016).

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Musique et silence – L’inconvénient

« Il y a quelques années, je me suis posé cette question : pourquoi faire de la musique alors qu’il y a déjà si peu de silence ? Pourquoi dire quelque chose plutôt que de se taire et d’écouter ? Je vivais à Paris, à la Cité des arts, grâce à une bourse du Conseil des arts du Canada. Chaque matin, dans mon petit studio face à la Seine, je me mettais au piano, à la guitare ou au banjo, avec mon cahier et mon stylo noir. Et rien ne se passait. Je grattais machinalement les cordes, je pianotais, j’essayais d’écrire quelques mots, et très vite cela faisait naître en moi un dégoût profond : pas l’angoisse de la page blanche, mais plutôt le dégoût de la page noircie. Je passais mes journées à errer dans la ville.  »

– Extrait de l’article publié dans l’Inconvénient, le 6 octobre 2016.

Thomas parle de sa vision de l’Amérique dans le magazine BazzoMag

-> Lire l’article publié le 5 octobre 2016, dans le magazine BazzoMag.

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Une éducation musicale – Revue Liberté

« C’était la veille du jour de l’An 1990. J’avais quinze ans. Mes parents, mes trois frères et moi avions fait la longue route de Montréal jusqu’à la Chesapeake Bay pour visiter mon oncle R dans sa nouvelle maison au bord de l’eau. R avait récemment eu son premier bébé. Il ne vivait pas avec la mère (il côtoyait toujours plusieurs femmes en même temps), mais ils avaient décidé que ce serait bien d’avoir un endroit neutre à la campagne où ils pourraient se retrouver en famille de temps en temps. La femme avait donc acheté ce manoir sur le bord de la Chesapeake Bay, à quarante-cinq minutes de Washington D. C. (elle était l’unique héritière d’un célèbre président américain du début du siècle et l’argent ne posait pas de problème). Nous étions arrivés devant un portail blanc. La maison apparaissait au loin, derrière les arbres, comme un château. Mon oncle nous avait prévenus de ne pas emprunter le chemin le plus direct qui menait aux garages, et qui avait été abîmé par les orages. Il fallait tourner à droite, prendre le chemin qui contournait le parc, les grands pins et les saules pleureurs. »

– Extrait de l’article publié dans la Revue Liberté No.304, Été 2014.